Résumé d’une longue et passionante interview d’Elon Musk par Lex Fridman au sujet de Tesla, de la conduite autonome et de l’IA.

La conduite autonome se nourrit de données. Grâce à ses véhicules en circulation avec la fonction AutoPilot d’aide à la conduite, Testla collecte la quasi totalité des données disponibles. Le matériel installé sur les voitures est déjà apte à la conduite autonome. Le logiciel doit par contre encore progresser. Le coût des mises à jour est marginal - les propriétaires de Tesla bénéficient déjà d’améliorations régulières de l’AutoPilot. Chaque fois que l’AutoPilot ne parvient pas à gérer la situation et rend la main au conducteur est une occasion de l’améliorer.

La supervision de la conduite par un humain sera rapidement sans pertinence à partir du moment où la machine conduira mieux qu’un humain. "Mieux" s’entend par rapport aux nombre d’accidents, de blessés et de décès. La question reste ouverte mais Elon cite un seuil de 200% d’amélioration à partir duquel il vaut mieux laisser la voiture conduire elle-même, et où laisser un humain intervenir devient même contre-productif.

Elon compare cela à la fonction d’opérateur d’ascenseur. Aujourd’hui, personne ne songerait confier cette tâche à un opérateur humain qui actionnerait un levier pour commander l’ascenseur comme c’était le cas autrefois. Confier cette tâche à une machine est moins dangereux.

Un jour, on trouvera incongru de laisser tout un chacun se déplacer dans un engin de 2 tonnes comme bon lui semble.

Les recherches actuelles nous mèneront-elles vers une "intelligence générale"? La question reste ouverte. Créera-t-on une IA capable de sentiments? Cela pose la question des sentiments : sont-ils distinct d’un processus physique?

Enfin, quand on lui demande quelle question il poserait si le monde dans lequel nous vivons était une simulation, il répond : "Qu’y a-t-il en dehors de la simulation?".